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  • Docteur Bridge

Cancer, Parkinson, sclérose en plaques… désormais détectables avec un test d’haleine !



Se focaliser sur l’haleine pour détecter des maladies n’est pas une idée nouvelle. Sauf que jusqu’à présent, les chercheurs exploitaient la piste des chiens renifleurs, dont les capacités olfactives permettraient de détecter certaines cellules cancéreuses. L’American Chemical Society, qui relate l’étude, explique : « Dès l’an 400 av. JC, Hippocrate disait à ses étudiants de sentir le souffle des patients pour rechercher des indices de maladies comme le diabète qui crée une odeur douce ».

Des chercheurs du Technion-Israel Institute of Technology, en collaboration avec 56 autres scientifiques du monde entier, ont mis au point une puce qui permet de détecter jusqu’à 17 maladies. Les chercheurs ont en amont réussit à identifier une empreinte chimique sur chacune des maladies, permettant ainsi de mettre au point un dispositif qui filtre les échantillons d’haleine pour établir un diagnostic.

Outre l’azote, le dioxyde de carbone et l’oxygène, l’haleine contient plus de 100 autres composés organiques volatifs, quantité qui varie en fonction de l’état de santé du patient concerné.

Plus récemment, des équipes de scientifiques ont mis au point des analyseurs d’haleine expérimentaux, mais la plupart des instruments ne se concentrent que sur un seul type de maladies, comme le cancer. L’intérêt de la puce développée serait donc de créer un dispositif qui permettrait de faire la distinction entre plusieurs maladies.

Le Professeur Hossam Haick, en charge de l’étude, explique : « Tout comme chacun d’entre nous possède une empreinte digitale qui nous distingue des autres, chaque maladie a une signature chimique qui la distingue des autres maladies et d’un état de santé normal. Ces signatures d’odeurs sont ce qui nous permet d’identifier les maladies en utilisant la technologie que nous avons développée ».

Selon les chercheurs, le dispositif sera ainsi capable, une fois la classification des maladies procédée, et l’intelligence artificielle programmée, de dépister plusieurs types de cancer, des maladies liées à la fonction digestive, ou encore la pré-éclampsie. Le Professeur Haick conclut « La respiration est une excellente matière première pour le diagnostic ».

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