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  • Docteur Bridge

Le dentaire et l'hypnose : le nouveau mariage



Image : La douleur vue au pet scan à gauche … Le même patient avec la même douleur en état d’hypnose (Travaux du Pr FAYMONVILLE)

Les réticences du grand public envers le chirurgien-dentiste sont encore bien réelles. Une vraie peur est encore présente chez bon nombre de personnes, une peur nourrit par les douleurs éventuelles certes, mais pas seulement.

La perception du dentiste par le grand public se fait grâce à 5 processus sensoriels actifs : le Visuel, l’Auditif, l’Olfactif, le Gustatif et le Kinesthésique (VAKOG).

Une fois sur le fauteuil, le patient observe les moindres détails, surtout de façon inconsciente : par le visuel il étudie l’environnement, l’auditif est concerné notamment par le bruit de la roulette qui fait ressortir des souvenirs du passé, la position allongée sur le fauteuil enclenche le processus sensoriel kinesthésique, les odeurs, parfois puissantes de l’eugénol ressenties par l’Olfactif et les goûts des différents produits se ressentent grâce au gustatif ; cet ensemble de sens mis en œuvre renvoient le patient à ses anciennes expériences, et créent une angoisse chez celui-ci.

Ces fortes angoisses du patient ont évidemment une répercussion sur le travail du chirurgien-dentiste, de part la charge émotionnelle à gérer d’une part, mais aussi des conséquences physiologiques sur le patient. Les rendez-vous qui s’enchainent ne permettent pas forcément au chirurgien-dentiste de se libérer de ses charges, entrainant ainsi des difficultés.

Ainsi, dans cet article de Dentalespace, est proposée une nouvelle pratique, celle de l’hypnose médicale, la dentisterie Ericksonienne, de plus en plus utilisée en cabinet. Le patient, en état modifié de conscience (EMC), se trouve dans un état de rêverie, de méditation. Son environnement devient moins présent, se reconcentrant sur lui et se créant un imaginaire propre. Conscient, il répond cependant toujours aux questions du praticien. Le patient se trouve alors dans une toute nouvelle réalité, construite par lui-même, et dans laquelle la douleur est bien moins présente.

Les changements provoqués par l’hypnose peuvent aider à la perception de la douleur sur le moment présent, mais peuvent aussi aider à la cicatrisation ou aux suites postopératoires.

Ce genre d’hypnose se base sur la conversation, et n’est donc pas chronophage pour le praticien, qui l’exerce tout en travaillant dans la bouche du patient.

Et vous, pratiquez-vous l’hypnose, quelle qu’elle soit, au sein de votre cabinet ?

Retrouvez l’article dans son intégralité sur Dentalespace.com !


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