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  • Docteur Bridge

L’éclairage au sein de votre cabinet dentaire : les pièges à éviter


L’installation de votre cabinet dentaire peut représenter un coût très important : achat de fauteuil, scanner, imprimante 3D, parc informatique, décoration… Mais avez-vous pensé à l’éclairage ? La lumière représente le premier instrument professionnel dentaire, indispensable à l’exercice de la dentisterie. Néanmoins, l’éclairage ne suscite pas autant d’intérêt et d’attention que le reste de l’équipement et de l’aménagement du cabinet. Un manque de considération qui pourrait avoir un impact direct sur le praticien…

En tant que chirurgien-dentiste, il est essentiel d’avoir un œil précis : 80% des informations nécessaires à votre travail sont captées par les yeux. Passant en moyenne 2000 heures par an au fauteuil, soit 80 000 heures dans une vie professionnelle, sous une lumière artificielle, il est indispensable pour un praticien de ménager sa vue en optant pour un éclairage adapté.

Impact sur la qualité du travail

Lorsque l'éclairage n'est pas optimisé, le praticien s’expose à des risques d’imprécisions des mouvements de préhension des instruments, d’erreurs d’appréciation des contrastes et de difficultés accrues à appréhender les profondeurs de champs. Le travail en bouche requiert minutie, précision et concentration. C’est pour cette raison qu’il est primordial de bien voir ce que l’on fait. L’éclairage doit faciliter le geste chirurgical, la distinction des détails. En l’absence d’aides visuelles, le praticien à tendance à se rapprocher de la dent pour mieux voir.

​Les normes : En Europe, il existe deux normes applicables au projet d’éclairage du cabinet : NF EN ISO 9680 pour la lampe opératoire et NF EN ISO 12464-1 pour l’ensemble « éclairage général et opératoire ». D’après ces normes, un projet d’éclairage doit respecter l’éclairement des différentes zones (lux), les ombres portées, la gêne due aux éblouissements, la répartition de la lumière, la température de couleur et l’indice de rendu des couleurs. Si toutes les règles sont respectées, le projet est aux normes.

Un éclairage pour chaque salle : nos conseils


  • Dans la salle de soin, la lumière opératoire sert au diagnostic et au soin, c’est pour cette raison que l’utilisation des puissances maximales du scialytique est à éviter car 80% de sa lumière sur les dents se réfléchira directement dans vos yeux. Prenez de bonnes habitudes concernant le positionnement du scialytique qui doit se trouver à 70cm de la bouche, hors du champ de vision.

  • La salle d’attente doit pouvoir permettre au patient de lire tranquillement en attendant son soin qui, bien souvent, l’angoisse. Une lumière trop agressive est à proscrire. Pour éviter les éblouissements, évitez également les spots halogènes encastrés qui risqueraient de perturber les yeux du patient.

  • Dans la salle de stérilisation, où une grande acuité visuelle est nécessaire au contrôle de la propreté des instruments, votre assistante doit bénéficier d’un éclairage fort. Un éclairage autour de 6500 kelvins est recommandé.


Source : solutionscabinetdentaire