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  • Docteur Bridge

Toxicité des LED en cabinet : les conseils de la CNSD



Tandis qu’un chirurgien-dentiste passe en moyenne 2000 heures par an sous un éclairage LED, dont les ondes bleues dévorent le capital « lumière », Guy Cerf, représentant ADF à l’Afnor et à l’ISO, donne ses conseils à la CNSD pour préserver au mieux ses yeux. En effet, dans les cabinets dentaires, les LED se sont imposées dans les éclairages scialytiques, plafonniers ou instruments rotatifs. Mais toutes les LED ne sont pas similaires, et beaucoup présentent un risque spécifique lié à la couleur bleue, non perceptible par les yeux…

En général, lorsque l’œil est agressé par une lumière vive, le mécanisme de contraction de la pupille se met en marche afin de le protéger. Cependant, la structure spectrale des LED froides présente une pointe de bleu non détectable par l’œil, empêchant ainsi le réflexe pupillaire.


Le type de scintillement de la lumière bleue provoque un éblouissement qui peut réduire le contraste et affecter l’acuité visuelle, et être la cause ensuite de fatigues visuelles, maux de tête, et accélération du vieillissement de l’œil (DMLA, cataracte, rétinite).

Plusieurs études scientifiques, notamment celle réalisée par l’INSERM, ont démontrées que le potentiel de toxicité sur la rétine dépend à la fois de l’intensité de la lumière et des longueurs d’onde de celle-ci. Tout comme la peau possède un « capital soleil », l’œil possède un « capital lumière », qu’il convient de préserver.

L’ADF se bat par le biais de ses représentants, pour une modification rapide de la norme sur les éclairages opératoires. Ainsi, lors de la dernière réunion internationale ISO, il a été décidé d’inclure les normes de qualité spectrale spécifique aux LED, qui devraient bientôt sortir, ainsi qu’une information sur les dangers des longueurs d’ondes bleue HEV.

En attendant que la normalisation soit faite, voici quelques conseils pour les lumières en cabinet dentaires… En zones d’accueil, salle d’attente et à domicile, il convient de toujours préférer le blanc chaud 2 700 à 4 000° K, qui ne présente pas de pointe de bleu.

En salle de soin, les LED à température neutre doivent être privilégiées, avec des températures de couleur comprises entre 4 500 et 5 000°K, ou encore les LED reproduisant la lumière naturelle du jour, qui dispersent un spectre de lumière le plus équilibré possible. Il vaut mieux éviter d’utiliser les LED des loupes : elles sont à 6 500°K, donc très nocives. Pour les instruments rotatifs, il convient de préférer les lampes LED à 4 500°K maximum.

Lors de l’installation ou du réaménagement d’un plateau technique, il sera nécessaire d’instaurer un équilibre lumineux, entre les éclairages de la salle de soin, le plafonnier, scialytique, et les instruments rotatifs pour assurer un confort visuel. Egalement, la gestion des contrastes doit être maîtrisée.

Source : CNSD


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