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Covid-19 : les chirurgiens-dentistes habilités à prescrire et réaliser des tests de dépistage



« Les chirurgiens-dentistes sont autorisés à réaliser des prélèvements de dépistage Covid-19, en application de l’article L. 6211-13 du code de la santé publique et de l’arrêté du 13 aout 2014 selon lesquelles les chirurgiens-dentistes intègrent les ressources pour armer les équipes de prélèvement dans le but de faciliter un accès rapide au prélèvement au même titre que les infirmiers et les médecins. Les chirurgiens-dentistes peuvent également dans leur champ de compétences, prescrire des tests de dépistage Covid-19 pour réalisation dans un laboratoire de biologie médicale ».


Voilà ce que précise un texte publié le 08 octobre par le ministère de la Santé dans le Journal Officiel du Sénat. Il vient en réponse à la demande de certains confrères, dont la parole a été portée par en Férat sénatrice de la Marne, qui demandaient à pouvoir contribuer au dépistage massif recommandé par le Gouvernement à l’issu du confinement.


Une habilité qui n’est pour l’instant pas accordée aux assistant(e)s dentaires…


En effet, le 2 octobre dernier, la Commission paritaire nationale pour l’emploi et la formation professionnelle (CPNE-FP), sollicitée par le Ministère de la Santé pour étudier la question, n’a pas jugé cela pertinent en l’état :


« Le ministère a sans doute oublié que la plupart des assistantes sont employées dans des cabinets dentaires libéraux. Seront-elles formées sur leur temps de travail ? Qui les paiera ? interroge Doniphan Hammer, 1er Vice-président des CDF, membre de la CPNE-FP. Ensuite, et surtout, si le ministère considère que les assistantes dentaires ont aujourd’hui les qualifications requises pour effectuer ces prélèvements, est-il encore nécessaire de travailler à la mise en place du diplôme « Assistante dentaire qualifiée de niveau 2 » (AD2). Il serait vidé de son sens. Pourtant, justement, cette proposition se serait parfaitement intégrée dans les compétences de l’AD2 ».


L’avis de la CPNE-FP n’est que consultatif et le ministère pourrait bien passer outre, mais les pro-AD2 ont souhaité profiter de cette opportunité pour passer un message fort au Gouvernement afin d’accélérer le dossier.


« Si on laisse la CPNE-FP faire son travail et si le gouvernement veut bien s’y mettre, nous pourrions aboutir fin 2021 », positive Doniphan Hammer. La balle, plus que jamais, est dans le camp du ministère de la Santé.


Nous verrons donc d’ici quelques temps comment la situation évolue pour les assistant(e)s dentaires…


Source : Information Dentaire

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