La thérapie assistée par les chiens, pour faciliter la prise en charge des enfants souffrant de TSA
- Docteur Bridge

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Parue le 9 janvier dernier, une étude coordonnée par la Dr Sandrella Hamdan et la Pre Violaine Smail-Faugeron (Université Paris Cité), en lien avec plusieurs équipes hospitalières et de recherche de l’AP-HP et de l’Inserm, a démontré les bienfaits de la présence d’un chien-thérapeute sur l’anxiété lors des consultations dentaires pour les enfants présentant un trouble du spectre autistique (TSA).
Les professionnels dentaires ont déjà recouru à différentes approches comportementales auprès de ces publics pour faciliter leur prise en charge (hypnose, modélisation renforcement positif…). L’étude menée, entre mars 2023 et mars 2024, visait à évaluer si la thérapie assistée par les animaux (TAA) pouvait favoriser une prise en charge dentaire conventionnelle sans chien, chez les patients rencontrant des difficultés de coopération.
Quarante-neuf patients présentant un TSA, ont ainsi été répartis de façon aléatoire en 2 groupes distincts. Un groupe recevait les approches psycho-comportementales « classiques » et un autre groupe bénéficiait en plus, lors des deux premières séances de soins, de la présence d’une chienne-thérapeute, Pookie. Le chien jouait différents rôles thérapeutiques : modèle comportemental, source de renforcement positif et soutien sensoriel apaisant.
Les résultats ont montré que les enfants accompagnés par le chien présentaient une anxiété significativement plus faible lors des consultations ultérieures et ce, même en l’absence de l’animal. La TTA pourrait ainsi jouer un rôle dans l’acclimatation des enfants aux soins dentaires et faciliter la transition vers des soins conventionnels, sans que la présence de l’animal ne soit requise.
Face à ces bénéfices thérapeutiques, certaines familles et équipes soignantes ont manifesté un intérêt accru pour la médiation animale pour leurs enfants et/ou patients, même si ces derniers ne sont pas porteurs de handicap. L’Agence régionale de santé d’Île-de-France a décidé d’accorder un financement permettant à Pookie de poursuivre ses interventions à l’hôpital Bretonneau AP-HP.
Source www.u-paris.fr




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