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  • Photo du rédacteurDocteur Bridge

Le manque d’accès aux soins pousse de plus en plus de Britanniques à s’arracher eux-mêmes les dents


Caroline Pursey une anglaise d'une soixantaine d'années, témoignait en février dernier de sa situation difficile. En effet, cette dernière s’est vue dans l’obligation de s’arracher 12 dents, faute d’accès au NHS, le service de santé public du Royaume-Uni.


Devant le temps d’attente extrêmement long (3 ans d’attente) et faute de moyens pour se rendre dans le privé, Caroline n’a eu d’autre choix que de s’ôter elle-même ses dents cariées.


Le cas de Caroline n’a rien d’anecdotique et s’inscrit dans un contexte de crise générale du NHS qui a subi plusieurs grèves historiques et des pénuries massives de praticiens attirés par le privé d’avantage rémunérateur. Ainsi, le Royaume-Uni compte un des plus faibles taux, parmi les pays du G7, de dentiste par habitant (49 dentistes pour 100 000 habitants – d’après les données de l’OCDE). Cette situation de crise, pousse-les Britanniques à se soigner eux-mêmes, ils seraient ainsi 10 % à traiter leurs problèmes de dents par leurs propres moyens, d’après un rapport publié en juillet 2023.

Conscient de ce problème, le gouvernement britannique à mis en place un dispositif, financé à près de 235 000 millions d’euros, qui vise à inciter les dentistes à accepter de nouveaux patients et s’installer dans les zones sous-couvertes. L’objectif étant de traiter 1 million de nouveaux patients qui n’ont pas pu accéder à un dentiste du NHS sur les deux dernières années.

Les associations spécialisées, jugent pourtant ce plan insuffisant, estimant qu’il ne pourra pas arrêter l’exode du personnel et intervient beaucoup trop tard pour soigner les « caries dentaires qui affectent un jeune sur cinq*, les cancers oraux et les interventions artisanales ».



Source lefigaro.fr

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